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    Fière membre du C.A. de Vidéographe

    Je suis fière d'annoncer que je suis désormais membre du conseil d'administration de Vidéographe.

    Membre de l'organisme depuis 2015 et membre active depuis un an, j'utilise les services de Vidéographe intensivement afin de réaliser mon projet de documentaire sur les Orphelins de Duplessis (projet étant soutenu par l'organisme dans le cadre de son programme de soutien à la création).

    Je connais Vidéographe depuis 1996, date du début de mes études en Studio Arts à l'Université Concordia.  C'est l'artiste Barbara McGill Balfour, qui m'enseignait alors le cours Women and the Fine Arts, qui m'a fait découvrir cette institution.

    À l'époque, elle présentait l'art de la vidéo comme un média important en lien avec l'art des femmes, qui était selon elle une forme d'art plus accessible et moins liée à la tradition masculine comme l'est la peinture ou la sculpture.  Elle insistait beaucoup sur l'importance entre art et société, et soulignait alors l'engagement de Vidéographe de distribuer et d'encourager les oeuvres vidéo de qualité à caractère social et expérimental.

    Vidéographe a soutenu des centaines de créateurs au fils de ses 46 années d'existence, par exemple les artistes Chantal Dupont, Sylvie Laliberté et les réalisateurs Pierre Falardeau et Robert Morin.

    On peut lire sur le site de Vidéographe qu'il s'agit d'un centre d’artistes voué à la recherche et à la diffusion de l’image en mouvement.  

    Leur collection compte plus de 2000 vidéos réalisées de 1971 à aujourd'hui et en 2016, Vidéographe a généré 778 diffusions d'oeuvres dans 49 pays.

    Je souligne que dans la dernière année, l'organisme a augmenté les droits versés au artistes et souhaite les augmenter davantage, considérant prioritaire que les artistes accèdent à des conditions de vie décente qui reflètent la valeur de leur travail et leur contribution à la société canadienne.

    En lien avec mes propres préoccupations artistiques, je souligne également que le centre a réaffirmé l'importance de l'engagement social et politique pour l'organisme.

    Je considère donc que je suis privilégiée de pouvoir contribuer au rayonnement de Vidéographe par le biais de mon implication dans son conseil d'administration.  Vidéographe est une institution qui offre un soutien de grande qualité aux créateurs, soutien qui se veut de plus en plus près des artistes dans les prochaines années.


    En montage à Vidéographe : Entrevue avec Ianik Marcil sur la situation des Orphelins de Duplessis en 2017


    videographe.org


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    Pourquoi je suis fière membre du Vidéographe

    L’an dernier, j’ai décidé de devenir membre du centre Vidéographe, et non sans raison.

    En tant qu’artiste vidéaste à faible revenu, la nécessité de produire de la vidéo de qualité avec du matériel professionnel, encadrée de techniciens disponibles pour gérer les pépins techniques dans les salles de montage est une des réalités à laquelle je dois faire face.

    De plus, la grande souplesse de l’équipe rend la réalisation des projets agréable, car, la vidéo est un art dont les conditions de tournages et les potentiels pépins techniques exigent souvent une grande flexibilité.

    L’équipe est en ce moment formée de plusieurs créateurs dont le talent a été reconnu, tout autant au Québec qu’à l’international. 

    Nous sommes d’abord accueillis et transigeons beaucoup avec la brillante artiste Olivia Lagacé, qui a connu un succès retentissant avec son blog This is Better than Porn. Si des problèmes techniques se posent, tant au niveau du matériel que des salles de montage, c’est avec le charmant et audacieux cinéaste Éric Falardeau que nous faisons affaire, un artiste qui a réalisé les étonnants Thanatomorphose (2012) et Crépuscule, un des films d’animation les plus divertissants (pour ne pas dire trash – et on sait que venant de moi, la désignation de trash est avant tout un compliment) que j’ai eu le plaisir de voir.  Souvent, le rire contagieux et cristallin de la merveilleuse directrice du Vidéographe, l’artiste Julie Tremble, récompensée et reconnue à plusieurs reprises par le CALQ et plusieurs centre d’expositions et festivals, retentit jusqu’à nous.  Je ne dois pas oublier le sourire radieux de Denis Vaillancourt, écrivain, et sans contredit l’athlète séduisant de l’équipe, qui travaille vaillamment à la distribution et au rayonnement des œuvres des membres.

    L’équipe est également composée de plusieurs excellents professionnels que je croise moins souvent, dont la conservatrice Karine Boulanger.

    Parmi les membres du Vidéographe, il y a également un artiste au travail élégant et raffiné que j’admire depuis longtemps : mon ancien professeur d’université, Mario Côté.  Pour nommer quelques noms d’autres membres artistes dont le travail me parle beaucoup au Vidéographe : Sylive Laliberté, Manon Labrecque, Rachel Echenberg, Philippe Hamelin, Nelson Henricks.

    Il faut également mentionner la présence importante du travail de Pierre Falardeau, que Vidéographe distribue : notons entre autres les très célèbres Speak White, Pea Soup, Continuons le combat, Le temps des bouffons…et de ses populaire Elvis Gratton : President of the Intellectuals for the NO Committee.

    Pour finir, je parle bien entendu de l’œuvre imposante de Robert Morin, une figure important du Vidéographe, dont les œuvres Yes Sir ! Madame…, Le voleur vit en enfer et le célèbre film Le Nèg’, qui dénonce férocement le racisme, ont marqué mes études en vidéo. 

    La grande variété de pratiques artistiques qu’on retrouve dans la base de données Vithèque démontre la richesse de la production et de la recherche des artistes et des réalisateurs d’ici depuis plus de 45 ans, créateurs qui ont tous bénéficié du soutien précieux du Vidéographe.

    Pour moi, une artiste à la pratique hétéroclite et politiquement engagée, l’appui du centre Vidéographe est inestimable.

    Je ne peux donc qu’être fière de faire partie d’une communauté de créateurs dont le travail a marqué l’histoire politique et visuelle du Québec depuis 1971.

     

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    Je me permets de citer ici quelques extraits de l’historique et de la mission du Vidéographe (versions complètes au videographe.org/a-propos/mission/) :

    Premier centre d’artistes canadien voué à la vidéo, Vidéographe est né, en 1971, de la volonté d’un groupe de cinéastes et de producteurs de l’Office national du film (ONF) de démocratiser la production et la diffusion de documents audiovisuels. Incorporé en 1973 comme organisme à but non lucratif, il a par la suite mis sur pied un réseau de diffusion qui a servi de modèle aux Canadiens et aux Européens pour diffuser la vidéo indépendante.

    Au début des années ‘80, Vidéographe se redéfinit comme un centre de production et de diffusion ouvert à l’utilisation de la vidéo comme outil d’intervention et comme médium artistique. Le principe du droit d’auteur est reconnu. Des artistes reconnus tels que Robert Morin, Pierre Falardeau, Manon laBrecque, Donigan Cumming, Nelson Henricks, Chantal duPont, Charles Guilbert et Sylvie Laliberté gravitent autour de l’organisme et voient leurs œuvres diffusées. À cette époque, le centre acquiert également un immeuble de deux étages situé au cœur du Plateau Mont-Royal, un quartier dynamique et densément peuplé de Montréal.

    (...)

    Vidéographe détient enfin l’une des plus importantes collections canadiennes de vidéo. Celle-ci comprend des œuvres marquantes pour le développement des pratiques de l’image en mouvement et pour la compréhension des enjeux artistiques qui forgent le milieu culturel à Montréal, au Québec et au Canada, ainsi que des vidéos à caractère social ou documentaire permettant de mettre en lumière les mouvements sociaux qui secouent le Québec et le Canada depuis les années 70.

    MISSION (extraits)

    Vidéographe s’intéresse au développement des formes issues de la vidéo expérimentale et qui embrassent une multiplicité de mode de production et de diffusion formant aujourd’hui le champ plus large de l’image en mouvement. Nos actions concernent les œuvres actuelles autant que les œuvres historiques dont nous favorisons la reconnaissance et la compréhension.


    (...)


    En plus d’examiner les développements formels et technologiques de l’image en mouvement, Vidéographe s’attarde au pouvoir politique de cette dernière. Depuis ses débuts, la vidéo est en effet perçue comme un outil de contestation, d’affirmation identitaire et de démocratisation du discours. L’utilisation d’appareils portables comme outils de dénonciation lors de manifestations populaires et la diffusion virale de vidéos sur les médias sociaux confirment que cette fonction est toujours actuelle. Vidéographe porte ainsi une attention particulière à cette fonction documentaire de l’image en mouvement.

     

     



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